Carton plein pour la finale de Stardroit

Ils étaient nombreux, dans l’amphi 600 de la faculté de droit, à être venus assister à la finale du concours d’éloquence “Stardroit” organisé par l’ACID en coopération avec le corps enseignant de l’UBO.
Et pour cause, Antoine Camus, Yvanne Douguet, Teddy Sibiril et Tudal Lebreton, les 4 derniers candidats s’apprêtaient à user de tout leur talent et leur charisme pour tenter de charmer le jury sur l’épineux sujet “La communication est-elle à l’origine des maux”?

Stressés? on aurait presque pu penser qu’ils n’étaient pas, tant ils semblaient décontractés au moment de monter sur scène pour entamer leurs 7 à 8 minutes de plaidoirie (sans compter le droit de réponse à l’adversaire).

Les candidats avant de commencer le concours

Et pourtant, ils avaient des raisons d’avoir le trac: en plus des 300 personnes (environ) venues assister au concours, il n’y avait pas moins de neufs personnalités pour composer le jury: Un député, un sénateur, un maire, deux professeurs, le bâtonnier de Brest, une ancienne gagnante, un vice président étudiant venu représenter le président de l’Université de Bretagne Occidentale et la présidente de l’ARES (Fédération Association représentative des étudiants en sciences sociales)

Après s’être rapidement présentés à l’audience, et avoir écouté les discours de l’ancienne gagnante et du vice président étudiant, il était temps pour les candidats de commencer leurs plaidoiries.

Quatre discours brillants 

C’était à Yvanne et à Tudal de commencer, le premier défendant la thèse du “oui”, la seconde la thèse du “non”.

Le jeune homme a attaqué le premier, usant de tout son talent pour l’éloquence afin de défendre sa thèse, allant même jusqu’à provoquer sa concurrente en l’invitant à ne pas utiliser son droit de réponse pour éviter de se contredire.

Mais la jeune femme ne s’est pas non plus montrée avare en réplique, allant même jusqu’à le railler face aux difficultés qu’il avait à décrypter les codes nécessaires aux juristes et lui conseillant d’arrêter le droit.

Mais sans laisser le temps au deux premiers concurrents de souffler, Teddy et Antoine ont directement investi la scène pour deux autres performances mémorables.

Le premier a entamé un plaidoyer décontracté, investissant tous les recoins de l’estrade avec aisance, et allant même jusqu’à proposer d’utiliser “Still loving you” du groupe allemand Scorpion pour remplacer l’hymne national français “invitant à la haine”

Antoine, dernier à prendre la parole avait donc fort à faire pour tenir tête à ce candidat et défendre la thèse du “non”, tâche qu’il a brillamment exécuté. Beau joueur, il confirmera même un des arguments de son concurrent, précisant son amour pour la chanson “Still loving you”.

Un suspense avant les résultats

Après avoir écouté les quatre finalistes, les neufs membres du jury se sont réunis dans une pièce pour se mettre d’accord. Le choix allait être douloureux après tant de brio dans les quatre plaidoiries.

Après une longue délibération, René Gloaguen, Bâtonnier de Brest a commencé à annoncer les résultats, traînant dans son discours pour faire monter le suspens. Il finit par laisser échapper que “le gagnant de Stardroit cette année est une femme”, ne laissant planer aucun doute sur la victoire de Yvanne Douguet.

La remise du trophée

Beaux joueurs, ses concurrents se sont directement mis à applaudir chaleureusement la lauréate qui s’est vue remettre son trophée sous les acclamations du public.

Tous les autres ont été jugés ex-aequo par le jury, afin de souligner la qualité de leurs performances.

La vidéo disponible 

Pour les plus curieux qui souhaiteraient replonger dans l’ambiance du concours sans attendre la prochaine édition l’année prochaine, la vidéo de la finale sera bientôt disponible sur cette page.

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